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Au départ pour la retraite

Au départ pour la retraite - Samuel Grace

Je suis retraité depuis bientôt six mois. Et je m’adapte petit à petit à mon nouveau train de vie. J’ai surtout eu la chance de m’y préparer psychologiquement. Dès qu’on parle de préparation à la vie de retraité, la plupart des gens ne pensent qu’à l’aspect financier. Or, le départ à la retraite est un changement de vie tellement radical, que certains retraités sombrent dans un état dépressif.

Le plus dur, c’est cette appréhension qui pèse sur soi

Même si c’est la Direction des ressources humaines qui avait pris l’initiative d’organiser ce stage, l’entreprise n’en prenait pas les frais en charge. Mais cela en valait vraiment la peine. En ce qui me concerne, personne n’a eu besoin de me convaincre d’y participer. C’est plutôt l’expérience de mes anciens collègues qui m’a poussé à y aller. Les anciens collègues en question étaient terriblement angoissés à l’idée de partir à la retraite. Au début, je ne les comprenais pas du tout. À l’époque, je me voyais en train de m’asseoir sur la terrasse à ne rien faire, rendre visite à mes enfants, aller regarder le vent passer, assis sur un banc de parc… Mais quelques mois plus tard, j’apprenais que deux des collègues partis à la retraite étaient minés par la déprime. En cause, avant la retraite, ils se plaignaient certes de ne pas avoir assez de temps libre, mais désormais, ils en ont beaucoup trop. En d’autres termes, ils s’ennuient, ne sachant que faire des heures où ils feuilletaient les dossiers d'un planificateur financier St-Lambert… Cette expérience s’est produite un an et demi avant mon départ.

Rien ne vaut l’organisation pour toujours aller de l’avant

Même si le stage de 5 jours fut particulièrement productif, je ne pense pas qu’il soit suffisant. J’ai d’ailleurs entendu parler d’organismes proposant des réunions, pendant les premières années de la retraite, pour évaluer si les objectifs fixés durant le stage ont été atteints. Car ma plus grande crainte, c’était de voir mon cadre de vie complète chamboulé. Comme mes collègues, j’étais littéralement terrifié à l’idée de ne plus rien faire, donc de s’ennuyer des journées entières. Durant le stage, un cap a été fixé de manière concrète, notamment en matière de gestion du temps. Après mon départ, il y a six mois, j’ai souscrit à des réunions d’évaluation. Pour l’instant, je suis rassuré de ne pas avoir le sentiment que mon cadre de vie soit complètement désorganisé.

À propos de l’auteur :

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